OBSERVATOIRE NATIONAL DE DEMOGRAPHIE DES PROFESSIONS DE SANTE Grille d’entretien Avril 2005

JJ Moreau, J. Brunon, J.Y. Bouzigue, I. Pelissou Guyotat, S. Litrico.

Données propres sur la démographie : les sources proviennent d’enquêtes réalisées par les syndicats des neurochirurgiens libéraux et hospitaliers auprès de chaque service, du Collège après enquête auprès de chaque coordinateur régional de l’enseignement.

Eléments relatifs à l’activité des neurochirurgiens : 79 PU-PH, 122 PH, 6 MCU-PH, 49 CCA, 83 libéraux. Globalement il existe 340 neurochirurgiens en activité, CCA compris.

Nombre et parcours des étudiants : 45 DES (+ ou - 5). Leur parcours respecte la maquette des DES de neurochirurgie (formation en grande partie régionale)

Caractéristiques et principaux problèmes (démographie évolution du métier) : Capacité de poste d’internes dans les services formateurs bien supérieur au nombre restreint de DES en neurochirurgie. Le nombre de personnes en formation est doublé voir triplé par les étrangers en AFS et AFSA.

Difficultés de recrutement : nombre restreint de neurochirurgiens français formés. Dans certaines régions les postes sont occupés par des étrangers (n’ayant pas la formation requise aux DES) de manière transitoire ou définitive pour combler les trous et assurer le service public (garde ou astreinte). Il est demandé que la commission nationale de qualification travaille étroitement avec les responsables de la SFNC et les commissions inter régionales concernées.

Baisse du temps passé au travail : les RTT, la récupération des gardes sur place ont modifié l’organisation des services et la mentalité de la prise en charge des patients. La fermeture estivale des blocs opératoires et de lits d’hospitalisation par les administrations hospitalières crée des difficultés dans la planification des soins.

Evolutions éventuelles liées à la féminisation de votre métier : moins de 10% des neurochirurgiens titulaires sont des femmes, la féminisation est de plus de 20% chez les DES sans que cela nuise en quoique se soit.

Importance prévisible des départs à la retraite ou des cessations d’activité{} : 33 PU-PH ont plus de 55 ans ainsi qu’une dizaine de libéraux

Répartition géographique des lieux d’implantation et d’exercice : pas de déserts dans la répartition géographique des neurochirurgiens hospitaliers qui assurent un service public. Par contre il existe une disparité d’installation des neurochirurgiens libéraux pour assurer une prise en charge de la chirurgie programmée ; 2/3 d’entre eux travaillent en solo.

Répartition entre les secteurs d’activité / libéral/ hospitalier/ autres{} : l’activité hospitalière se fait essentiellement en CHU (8 services non universitaires). 24% des neurochirurgiens sont installés en libéral.

Evolution de l’environnement technique de l’exercice du métier : Colossale+++ La spécialité est dépendante de cet environnement technique et s’entoure de matériels pour être de plus en plus efficace, précise, moins invasive et surtout innovante = course à l’armement souvent difficile

Conditions de formation et d’encadrement des étudiants (voir rapport à la conférence des Doyens). Il est demandé une augmentation du nombre d’étudiants : 15 par an (soit 75 DES pour un DES à 5 ans ou 90 à 6 ans), ce qui représente 2 DES nouveaux par an/ par inter région.

Aspirations des jeunes qui se dirigent vers cette spécialité : l’inquiétude des jeunes neurochirurgiens tient à leur avenir. Les profils de carrière sont difficiles à prévoir car les postes libres sont occupés par des étrangers et la durée de l’activité a été prolongée pour les médecins hospitaliers

Conditions actuelles de réponse aux demandes des patients/ liste d’attente/coordination entre différentes professions de santé : il n’existe pas pas de liste d’attente sauf dans des secteurs très spécialisés (chirurgie du Parkinson, de l’épilepsie) non urgent. Problèmes de transfert des patients des services de neurochirurgie vers des secteurs de suites de rééducation, de convalescence, de moyens ou long séjour. Le « service de neurochirurgie » est devenu une interface entre différentes spécialités. Le traitement du patient n’est plus systématiquement pratiqué par le neurochirurgien par contre le soin est toujours pratiqué par une équipe médico et paramédico neurochirurgicale. Ce nouvel environnement nécessite un travail en équipe multidisciplinaire.